En Feldenkrais, on adore comparer : la droite et la gauche, avant et après. Mais on se refuse à se comparer aux autres.
L’ancien nageur olympique que je suis aime la compétition et je lui trouve des avantages dans la recherche de solutions et d’extrêmes. Mais en Feldenkrais, ce n’est pas la voie empruntée et celle-ci possède, elle aussi, des avantages immenses. On pose la question suivante : peut-on améliorer ses aptitudes plus vite quand on abandonne cette inquiétude de faire bien, mieux que le voisin, ou mieux que des regards inquisiteurs l’imposent ? L’expérience des séances montre que oui, et qu’on peut délier de nombreux nœuds en tirant moins fort sur les cordes.
Ce court article a été déclenché à la lecture d’une affirmation dont internet est généreux : « la comparaison est utile en tant que point, nuisible en tant que boucle ». J’ai opiné du chef et me suis imaginé en randonnée, regardant de temps à autres des repères qui me permettent de continuer à marcher dans la bonne direction — laquelle n’est presque jamais une ligne droite dans un milieu naturel. Mais si quelqu’un passe sa vie le nez sur la boussole, gare aux branches dans la figure et au revoir au plaisir de la promenade !
Alors comparons nos sensations… comment vous sentez-vous quand vous entrez dans une boucle de comparaison permanente ? Quid de changer de disque si la musique ne vous plaît pas ? 😊
Photo de Shubham Sharansur Unsplash
