Depuis quelques années déjà, je me plais à imaginer que nous vivons dans un château, dont nous n’avons pas visité toutes les pièces (voir ici pour l’article de départ).
À l’occasion d’une invitation à parler avec des patients dans un hôpital d’enfants (un article dans Vosges Matin s’en est fait l’écho), l’image s’est mélangée avec une demande des soignants : comment aider les enfants à aller vers l’activité physique, sachant que le service était spécialisé dans l’obésité ? Hum, hum, comment éviter l’écueil bien trop dangereux de leur expliquer qu’ils pourraient quand même avoir un peu plus de volonté (eh oh, feignasse) et que quand on veut, on peut ?
En y réfléchissant, ma carrière sportive a contenu de nombreux entraînements, qui sont autant d’occasions (indispensables) de faire chauffer l’organisme pour l’inciter à aller vers de nouvelles possibilités. L’image du château s’est mélangée avec cette sensation et nous voilà avec la métaphore suivante : je suis tranquillement assis dans une pièce que j’aime bien, mais je sais de source sûre qu’il y a une autre pièce d’où la vue sur la vallée est splendide. Le seul problème est qu’elle est deux étages plus haut.
Alors s’il ne s’agit pas de « sortir de sa zone de confort » pour l’éternité, on peut tout de même sortir de son canapé, prendre l’escalier pour « gagner » la vue depuis la pièce en haut de l’escalier.
La prochaine fois qu’on vous proposera de sortir de votre zone de confort, vous pouvez glisser cet ajustement : même s’il trop froid ou trop chaud dans l’escalier et qu’on va suer un peu, on trouvera à l’arrivée une pièce sympathique et une vue qui vaut la peine.
Et maintenant, comment glisser les leçons de Feldenkrais dans ces métaphores ? Est-ce un escalator ? Une rampe dans un escalier trop raide ? À vous de laisser libre cours à votre imagination 😊
Photo de Pete Alexopoulossur Unsplash
